« Ordre de protéger » qui?

Ordre de protéger le publicEn 2012, à la demande du Conseil interprofessionnel du Québec, la firme CROP réalisait un sondage auprès de la population du Québec. Une des questions du sondage se lisait comme suit :

Selon vous, les Ordres professionnels protègent…
•    leurs membres?
•    le public?
•    les deux?

Si nous vous posions cette question aujourd’hui, quelle serait votre réponse?

Si vous avez répondu « leurs membres », et bien vous avez la même réaction que 39 % des répondants au sondage.

Si vous avez répondu « le public », vous faites partie du plus petit nombre, soit 11 % des répondants.

Si vous avez répondu « les deux », vous faites partie de la majorité, soit 60 % des répondants.

Qui dit vrai? Le Code des professions, qui est la loi adoptée par le gouvernement du Québec pour encadrer tous les ordres professionnels, est très clair à cet effet. La principale fonction d’un ordre professionnel est d’assurer la protection du public.

Pour atteindre cet objectif, les ordres disposent de différents moyens pour assurer la compétence de leurs membres et encadrer leur pratique professionnelle. En fait, chacune des 53 professions réglementées par le Code des professions fait l’objet de lois ou de règlements adoptés par le gouvernement du Québec. Les membres d’un ordre sont tenus de respecter toute loi ou tout règlement s’appliquant à leur profession.

Nous vous entendons penser… Oui, mais. Comment savoir si un professionnel respecte l’ensemble de ses obligations? L’ordre peut valider la qualité de la pratique de ses membres, notamment par le biais de l’inspection professionnelle. Et si vous consultez un professionnel, en tant que patient ou en tant que client, et que vous êtes insatisfaits des services reçus, vous avez des recours. Nous aborderons chacun de ces recours dans les billets subséquents de ce blogue. Cependant, l’ordre auquel appartient le professionnel concerné est en mesure de vous transmettre toutes les informations requises à cet effet.

L’expression de votre insatisfaction peut mener à une enquête du syndic, voire à une audience du conseil de discipline, qui décidera de la sanction à imposer au professionnel concerné.

Et si vous doutez de l’effet de porter plainte, sachez que selon les statistiques colligées par l’Office des professions, 520 décisions disciplinaires des conseils de discipline des ordres professionnels ont été rendues en 2011-2012.

 

Photo du spectacle du Cirque Mana, www.manacirque.com / 418-661-8255.

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