Livre blanc sur la jeunesse : Un véritable appui aux aspirations des jeunes

conseillers-orientation-livre-blanc-politique-jeunesse-quebecCertains ordres professionnels se prononcent sur divers projets de loi ou énoncés de politiques.  L’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec a émis un communiqué résumant ses réactions au livre blanc sur la politique jeunesse du gouvernement du Québec. Ces réactions sont propres à l’Ordre et n’engagent pas le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ).

Montréal, le 6 février 2014 – « On en a vu passer des politiques jeunesses et des réformes de l’éducation, mais rarement aura-t-on vu une compréhension aussi fine de ce que sont les besoins des jeunes en matière d’orientation et d’approches pour y répondre », déclare le président de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec, M. Laurent Matte, c.o., suite au dépôt du livre blanc sur la politique jeunesse. Tout en souhaitant qu’elles se traduisent en mesures concrètes, nous saluons avec enthousiasme ces intentions gouvernementales et en soulignons les idées novatrices.

Soutenir les jeunes dans leurs périodes de transition

Ce qui saute aux yeux pour nous, c’est qu’on fait enfin la distinction entre besoin d’information et besoin d’orientation. « S’il suffisait d’être informé pour choisir puis agir, personne ne fumerait, tout le monde ne mangerait que des aliments sains et personne ne ferait d’excès de vitesse », soutient M. Matte. Il faut donc tenir compte de la part déterminante que représentent les processus psychologiques impliqués dans les choix de carrière. Pour faire le choix d’un métier ou d’une profession, il faut avoir développé suffisamment son identité et sa conscience de soi pour avoir la capacité de se projeter dans l’avenir. Si le développement de cette identité est en déficit,  la meilleure information du monde sur les métiers d’avenir n’y pourra pas grand-chose.

Le livre blanc aborde le soutien aux jeunes dans leurs périodes de transition. Toutes les périodes de questionnements face à leur avenir sont des périodes de transition. Que ce soit durant les études ou le travail : passage du primaire au secondaire ; choix de parcours en secondaire III ; choix de parcours en secondaire V ; changement de programme au cégep ; choix de parcours après un abandon de programme ; choix d’un programme universitaire ; passage études-travail ; confrontation à un échec, à une déception ou à un refus dans un programme ; etc.

Le livre blanc reconnaît que les conseils en orientation constituent une des réponses efficaces contre le décrochage scolaire et que les jeunes doivent recevoir l’appui nécessaire pour découvrir leurs aspirations. Il ne fait aucun doute pour nous que bien soutenir les jeunes durant ces périodes améliorera la persévérance aux études.  

Faire le lien entre la persévérance scolaire et l’orientation

«…Avoir un but dans la vie, les jeunes se motiveront pour les études …».  Ce lien entre avoir un but dans la vie et la motivation aux études,  cité par une jeune fille et rapporté dans le livre blanc, semble tellement évident. C’est pourtant la première fois qu’on le trouve énoncé si clairement dans un document gouvernemental. Là aussi, la cible est claire et des pistes sont proposées en conséquence dans le soutien que l’on veut apporter aux jeunes dans leurs périodes de transition.

Choisir des moyens appropriés

Pour les jeunes qui ont développé une conscience d’eux-mêmes suffisante pour faire un choix, multiplier les journées portes ouvertes, les stages en entreprise, le cybermentorat sont tous d’excellents outils d’exploration des possibilités offertes.

De plus, le livre blanc propose l’instauration d’un service à la communauté prioritairement pour les jeunes traversant une période de questionnements face à leur choix de carrière. Une expérience de travail donc, à la suite de laquelle « les jeunes devraient s’engager dans une démarche d’orientation, de scolarisation ou d’insertion en emploi ». Cet engagement est l’aspect novateur de cette proposition et nous semble prometteur. Le bilan que le jeune sera amené à faire de cette expérience sera source de riches informations sur lui-même et sur la vie de travail. L’expérience lui permettra d’acquérir une meilleure conscience de lui-même, ainsi que de consolider son identité et sa confiance en lui. D’un autre côté, elle permettra aux professionnels de dépister les clientèles les plus vulnérables et de leur apporter un soutien approprié.

En conclusion, « donner aux jeunes confiance en eux et en leur avenir est certainement le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à l’ensemble de la société québécoise », conclut le président de l’Ordre.

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