Présider un ordre, c’est comme être un chef d’orchestre

Danielle-Boue-OTIMROEPMQEntretien avec Mme Danielle Boué, t.i.m., présidente de l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec (OTIMROEPMQ)

Mme Danielle Boué, technologue en imagerie médicale, radiodiagnostic, depuis 1983, enseigne au cégep de Sainte-Foy au programme Technologie de radiodiagnostic. « J’aime tellement cette profession, le meilleur moyen de partager cette passion n’est-il pas de l’enseigner ? C’est ce que je fais depuis trente ans ! En plus, cela me permet de me tenir à jour en ce qui concerne les nouveaux secteurs de la profession. »

Rien d’étonnant à ce que Mme Boué se soit engagée pour soutenir le développement de sa profession et de son ordre professionnel. Elle a siégé au sein de plusieurs comités, puis elle a été élue au conseil d’administration de l’Ordre, pour devenir première vice-présidente en 2006 et présidente en 2009. « Je suis à l’Ordre trois jours par semaine pour assumer mes responsabilités. Mais on est présidente sept jours sur sept, c’est un grand défi qui exige beaucoup d’investissement personnel. »

L’OTIMROEPMQ regroupe plus de 6 000 technologues qui exercent dans quatre domaines : le radiodiagnostic, la médecine nucléaire, la radio-oncologie et l’électrophysiologie médicale.

Le rôle de présidente et la protection du public 

Le Code des professions confère au président un rôle, très large, de surveillance générale des affaires de l’Ordre. Mme Boué interprète ses fonctions comme celles « d’un chef d’orchestre ». « Comme présidente, je jette un regard sur toutes les activités de l’Ordre, pour m’assurer qu’elles se réalisent selon les orientations et les décisions du conseil d’administration, dans un objectif de protection du public comme l’exige la mission qui nous est confiée par l’État ».

Le travail de la présidence se fait en collaboration avec la direction générale qui, de son côté, gère les activités du siège social duquel relève la mise en application des différents mécanismes de protection du public. L’équipe du siège social est répartie en quatre directions : direction générale, admission, amélioration de l’exercice, et affaires professionnelles et juridiques.

Pour s’assurer que l’Ordre s’acquitte bien de sa mission de protection du public, la présidente est également appelée à jouer un rôle important de représentation, tant auprès des instances politiques, des partenaires que des autres ordres professionnels. « Présider l’Ordre, c’est accepter d’être au cœur de tous les grands dossiers qui touchent notre domaine d’expertise. Par exemple, c’est établir les ponts nécessaires pour travailler en interdisciplinarité avec les autres professions du domaine de la santé. C’est développer des liens avec les partenaires, notamment dans le domaine de l’enseignement, pour s’assurer de l’adéquation de la formation des futurs technologues avec les besoins de la population ».

Le conseil d’administration et la protection du public

« Il m’appartient aussi de recentrer les débats du conseil d’administration sur la raison d’être de l’Ordre, s’ils s’en éloignent trop. » La formation des vingt membres du conseil est très importante : « Nos nouveaux administrateurs participent à la session de formation organisée par le CIQ pour parfaire leurs connaissances en ce qui a trait non seulement à la protection du public, mais également aux responsabilités inhérentes à leur rôle en tant que membre du conseil. »

L’Ordre organise également, dans le cadre de ses séances de réflexion, des formations complémentaires, selon les besoins. « C’est notamment le cas dans le cadre de notre planification stratégique pour définir nos valeurs, nos objectifs, nos orientations. »

Conseils à un patient ou à un client insatisfait

En tant que présidente, Mme Boué est également très sensible aux échanges entre l’Ordre et la population. « Trop souvent, les gens hésitent à poser des questions au professionnel qu’ils rencontrent. Un professionnel a le devoir d’informer les gens, les patients, sur les gestes qu’il pose. »

Et si des questions demeurent, l’Ordre est là pour y répondre, pour rectifier des perceptions et donner les informations utiles. « Il y a quelques années, nous avons dû réaliser une campagne pour les patientes qui passaient une mammographie, concernant le port d’un cache thyroïde. Des informations erronées avaient circulé sur certains médias sociaux et les technologues ne savaient plus quoi répondre devant les demandes insistantes des patientes qui exigeaient un cache thyroïde lors de leur mammographie alors que c’est inutile. Nous avons donc produit des affiches expliquant aux patientes pourquoi il est inutile et voire même nuisible d’exiger un cache thyroïde lors d’une mammographie. Nous avons produit un microsite et nous avons même mis à la disposition du public une ligne téléphonique dédiée !  Bien informer la population, c’est aussi ça, la protection du public. »

Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec

  • Créé en 1973
  • 6 071 membres au 31 mars 2014
  • Professions à exercice exclusif (t.i.m., t.r.o., t.e.p.m.)
  • 6455, rue Jean-Talon Est, bureau 401, Saint-Léonard QC  H1S 3E8
  • Tél. 514 351-0052 – 1 800 361-8759
  • info@otimroepmq.ca
  • www.otimroepmq.ca

 

Un commentaire

  1. Wad
    Posté le 3 septembre 2015 | Lien

    Wow! Great thikginn! JK

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