Protéger le public et défendre l’intérêt du public

claude-leblond-travailleur-socialEntretien avec M. Claude Leblond, T.S., président de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.

« Le président est le porte-parole du conseil d’administration », déclare d’emblée M. Claude Leblond, T.S., président de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ). « Le Code des professions confère à chaque président un devoir de surveillance générale des activités de cet ordre. Je m’assure aussi que le conseil d’administration affecte les ressources nécessaires à la direction générale pour que nous puissions remplir adéquatement notre mandat de protection du public. » Rappelons que les mécanismes de protection du public englobent la délivrance de permis de pratique, la vérification et le maintien de la compétence, l’inspection professionnelle, l’encadrement disciplinaire et les activités du bureau du syndic.

Passionné par sa profession, M. Leblond s’implique dans les destinées de son ordre depuis 1992. D’abord bénévole dans sa région, il devient membre du conseil d’administration en 1994. Il est élu président en 2000, fonction qu’il occupe d’abord à temps partiel, puis à plein temps depuis 2002.

Des interventions dans l’intérêt public

Tout en s’acquittant des obligations imposées par le Code des professions, l’OTSTCFQ a choisi d’élargir son action dans un souci de défense de l’intérêt public. M. Leblond explique : « Nous prenons position publiquement dans divers débats. Il est de notre devoir d’éclairer les décideurs, de les aider à faire les meilleurs choix dans l’intérêt de la population, dans notre champ d’expertise. Nous avons des connaissances, des compétences et une expérience. Si nous pouvons contribuer à améliorer le sort de nos concitoyens, nous devons le faire. »

Parmi les prises de position de l’OTSTCFQ, mentionnons l’intervention sur le projet de loi 10, Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l’abolition des agences régionales. « Pour nous, ce projet de loi risque d’avoir des impacts négatifs – particulièrement en ce qui concerne la prestation des services sociaux – et nous considérons qu’il était de notre devoir de faire part au législateur de nos appréhensions. Nous voulons nous assurer et de la qualité des services sociaux et de leur accessibilité. C’est aussi ça, protéger le public. »

L’OTSTCFQ a aussi participé, à invitation du premier ministre, au Forum sur la lutte contre l’intimidation, dont l’objectif consistait à mobiliser les acteurs concernés et à dégager les orientations et les pistes d’action d’un plan concerté. En outre, les membres de l’Ordre ont été des acteurs principaux dans la mise en place de services pour lutter contre la maltraitance aux aînés. L’adoption internationale et les soins de fin de vie figurent  également parmi les problématiques sur lesquelles l’OTSTCFQ est consulté.

« Tous dossiers confondus, les travailleurs sociaux et les thérapeutes conjugaux et familiaux  interviennent auprès des gens de 0 à 100 ans pour des problèmes divers et nous ne sommes que 12 000 au Québec ! Là où il y a de la pauvreté, de l’exclusion, des préjugés, nous devons intervenir, car nos membres et notre ordre ont un rôle à jouer pour sensibiliser l’opinion publique et pour intervenir auprès des personnes qui traversent des périodes de turbulences dans leur vie et qui, bien souvent, ont besoin d’aide pour briser le cycle de la douleur et retrouver le chemin de l’équilibre. »

Mieux comprendre la protection du public en fonction de l’intérêt public

M. Leblond tient à préciser la compréhension par l’OTSTCFQ de la notion d’intérêt public : « Nous sommes en phase avec les orientations et la position de l’Office des professions du Québec qui encourage les ordres professionnels à participer aux débats de société dans leur champ de compétence. Quand nous avons commencé à prendre position publiquement, nous avons rapidement réalisé que certains dossiers avaient un impact direct sur la vie des citoyens et que nous pouvions faire la différence, par exemple en ce qui a trait à la pauvreté et à l’exclusion sociale, la santé mentale, la protection des personnes majeures inaptes, etc. L’OTSTCFQ a une responsabilité envers les concitoyens. C’est ce que nous appelons notre mission sociale! »

Renseignez-vous !

La population a besoin de comprendre que les ordres professionnels existent pour la protection du public. Ce mandat fait en sorte qu’ils doivent, notamment, être à l’écoute des gens, patients ou clients, qui auraient un doute quant aux services rendus ou quant aux actes posés par un professionnel. En contrepartie, les gens ont aussi la responsabilité de questionner les ordres lorsqu’ils ont des doutes. « Les gens doivent communiquer avec l’Ordre qui les dirigera vers la bonne personne, afin de voir s’ils ont reçu les bons services. S’il y a matière à plainte, ils seront dirigés vers le syndic », recommande M. Leblond.

Par ailleurs, comme la plupart des membres de l’Ordre exercent dans les établissements du réseau de la santé et des services sociaux, vous pouvez vous renseigner auprès de ces organismes. Il y existe des mécanismes de plainte et des personnes qui peuvent vous écouter.

Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

  • Créé en 1960
  • Nombre total de membres au 4 février 2015 : 12 511
  • Membres travailleurs sociaux (T.S.) : 12 341
  • Membres thérapeutes conjugaux et familiaux (T.C.F.) : 265 (de ce nombre, 95 portent les deux titres, T.S. et T.C.F.)
  • Profession à titre réservé et à activités réservées (T.S. et T.C.F.)
  • 255, boulevard Crémazie Est, 8e étage, Montréal QC H2M 1L5
  • Tél. 514 731-3925 – 1 888 731-9420
  • info.general@otstcfq.org
  • www.otstcfq.org/

 

 

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