Sexologue : une profession reconnue et réglementée

nathalie-legault-presidente-ordre-sexologuesEntretien avec Mme Nathalie Legault, sexologue et psychothérapeute, présidente de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec.

L’Ordre professionnel des sexologues du Québec a été créé en septembre 2013. Depuis lors, l’Ordre sensibilise la population et les organisations à l’importance de s’assurer, au nom de la protection du public, que toute personne qui offre des services en s’affichant comme sexologue est bel et bien membre de l’Ordre.

En effet, la profession de sexologue fait maintenant partie du système professionnel et seulement les personnes qui sont membres du nouvel ordre ont le droit d’utiliser ce titre.

Protéger le public en encadrant les professionnels

« En plus de la connaissance et de la compétence, être membre de l’Ordre signifie que le sexologue accepte d’être encadré et de se soumettre à des normes de pratique. C’est essentiel pour la protection du public, d’où l’importance de s’assurer que la personne qu’on s’apprête à consulter est bel et bien membre de notre ordre. »

Un sexologue doit, à l’instar des 371 000 autres membres des ordres professionnels québécois, respecter un code de déontologie. Il est soumis à l’inspection professionnelle et, s’il commet une faute professionnelle, il pourrait être passible de sanctions disciplinaires. « Nous souhaitons vraiment que les gens comprennent que l’Ordre est là pour les protéger en encadrant la pratique des professionnels », insiste Mme Nathalie Legault, élue présidente par le conseil d’administration de l’Ordre lors de  sa création.

Une profession méconnue

La profession de sexologue est une profession du domaine des relations humaines. Le sexologue évalue le développement et le comportement sexuel d’une personne. En outre, il détermine, recommande et effectue des interventions et des traitements pour favoriser un meilleur équilibre sexuel ainsi que pour favoriser et maintenir la santé sexuelle.

Les sexologues peuvent effectuer une diversité d’interventions sexologiques telles que la prévention, l’éducation et la relation d’aide dans différents secteurs : public, communautaire, scolaire et en cabinet privé. Les sexologues qui détiennent une maîtrise clinique peuvent également exercer la psychothérapie s’ils détiennent le permis de psychothérapeute.

Rôle de présidente et protection du public

« J’ai eu la chance de suivre un programme de formation élaboré par le Conseil interprofessionnel du Québec et offert aux présidents, programme qui couvre la plupart des aspects de cette fonction. Être présidente d’une association qui défend les droits de ses membres, ce n’est pas la même chose que présider un ordre qui protège le public ! »Et chaque administrateur reçoit de la part de la présidente une formation minimale. « D’ailleurs, notre comité de gouvernance prépare actuellement un document sur le rôle et les fonctions des administrateurs et du Conseil d’administration. »

Le Code des professions prévoit clairement le rôle du président d’un ordre qui est d’exercer un droit de surveillance générale sur les affaires de l’ordre. « Je préside les réunions du Conseil d’administration, je m’assure que les instances et la permanence répondent aux exigences légales et réglementaires qui nous incombent, toujours avec le souci de l’équilibre financier. Je travaille main dans la main avec la directrice générale et secrétaire, avec le soutien de l’équipe de la permanence. En somme, j’exerce une vigie et j’assure le suivi, avec un certain recul, de notre plan d’action, ce qui me prend l’équivalent de deux jours par semaine. »

Un peu d’histoire

Un fait marquant dans la création de l’Ordre a été le rapport Trudeau publié en 2005. Ce rapport a été produit par un comité d’experts chargé de travailler sur une modernisation des professions du domaine de la santé mentale et des relations humaines. Il a conduit à l’entrée en vigueur du projet de loi 21, Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines. « Le rapport Trudeau a établi la présence, pour le public, d’un risque de préjudice lorsqu’il y a consultation en sexologie. Il a recommandé la nécessité d’intégrer la profession de sexologue au système professionnel. »

« La plupart des membres du Conseil d’administration sont des travailleurs de la première heure qui, sans ménager leur temps et leur énergie, ont contribué à la création de l’Ordre. Ils ont collaboré à la mise en place de la structure nécessaire, et ce, avec le soutien et l’apport de connaissances de l’Office des professions du Québec », conclut Mme Legault.

Ordre professionnel des sexologues du Québec

  • Créé le 25 septembre 2013
  • 560 membres selon des chiffres disponibles
  • Profession à titre réservé et activités réservées (sexologue)
  • 4126, rue Saint-Denis, bureau 300, Montréal QC  H2W 2M5
  • Tél. 438 386-6777 – 1 855 386-6777
  • info@opsq.org
  • www.opsq.org

 

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