Le Mérite du CIQ est décerné à M. Richard Beaulieu, agronome

richard_beaulieu_recadreLes personnes récipiendaires du Mérite du CIQ prennent très à cœur la protection du public dont doivent s’acquitter les ordres professionnels au nom de leur mandat premier. Les ordres peuvent compter sur ces professionnels qui se dévouent à leur cause. Le récipiendaire de l’Ordre des agronomes du Québec pour l’année 2015, M. Richard Beaulieu, agr., excelle à ce titre.

À l’emploi du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques comme agronome, M. Beaulieu élabore des politiques et des outils pour la mise en œuvre de la réglementation. Dès l’obtention de sa maîtrise en agronomie (sols) de l’Université Laval en 1998, M. Beaulieu a choisi de s’impliquer pour faire connaître le rôle de l’agronome dans la protection des ressources eau et sol, notamment dans son milieu de travail.

Son parcours professionnel lui a permis de dégager des standards élevés qu’il s’est ingénié à transposer à l’Ordre, grâce à sa participation à différents comités. Gestion des pesticides sur les terrains de golf, développement durable de l’agriculture, environnement, etc. sont des dossiers sur lesquels il a oeuvré, sans compter d’autres fonctions de l’Ordre en lien avec la mission de protection du public. « J’ai également travaillé pour des organisations externes à l’Ordre, notamment l’Association québécoise des spécialistes en sciences du sol et la Commission des sols du Conseil des productions végétales du Québec, section chimie-fertilité. »

12 ans à l’inspection professionnelle

Cependant, la part du lion dans son implication revient à l’inspection professionnelle, l’une des fonctions privilégiées de l’Ordre en matière de protection du public. Il en a été le président du comité d’inspection professionnelle pendant huit ans et y a siégé douze ans au total. Si aujourd’hui le processus de l’inspection professionnelle intègre les règles de l’art des principaux domaines de l’agronomie, c’est en partie à M. Beaulieu qu’on le doit.  « L’inspection professionnelle a toujours existé, mais c’était plutôt un survol de la compétence, alors que depuis quelques années elle est centrée sur l’acte professionnel. Nous avons segmenté le membership selon les spécialisations des membres.  Les inspecteurs analysent le dossier client en fonction des actes professionnels, dégagent les problématiques et font des recommandations motivées. C’est maintenant un processus d’accompagnement. »

M. Beaulieu tient à souligner que ce sont les membres du comité d’inspection professionnelle de l’Ordre qui à partir des grilles de référence et les lignes directrices développées dans divers secteurs d’intervention de l’agronomie se sont assurés d’établir les grilles d’inspection utilisées par les inspecteurs de l’Ordre pendant les visites. « Nous avons travaillé de concert pour atteindre une cohérence, pour améliorer plusieurs aspects incontournables de notre pratique, sur des critères de qualité mesurables. »

De 2002 à 2014, le comité d’inspection professionnelle a ordonné et réalisé 1200 visites régulières et recueilli 1250 questionnaires. « À raison d’une centaine d’inspections par année, un agronome peut recevoir la visite de l’inspecteur approximativement une fois tous les 6 ou 8 ans, selon les champs de pratique qui regroupent la plupart des actes professionnels, mais il y a aussi une variable aléatoire. »

La quête de la qualité de la pratique professionnelle

La motivation de M. Beaulieu trouve sa source dans un profond souci d’améliorer la qualité de la pratique professionnelle dans l’agronomie. « Pourquoi certains ont-ils une pratique de qualité moyenne et d’autres nettement supérieure ?  Pourquoi se contenter de la moyenne ? Ce n’est pourtant pas une question de compétence. Nous voulons que tous les professionnels prennent conscience que l’Ordre et la société tout entière s’attendent à ce qu’ils donnent le meilleur de leurs compétences au lieu de se contenter de « juste assez ». Il faut élever le niveau de pratique professionnelle, j’ai toujours poursuivi cet objectif. »

Passer le flambeau

« Recevoir un Mérite du CIQ m’a fait réaliser tout ce qui a été fait. Mais je ne suis pas vraiment surpris… compte tenu de ce que nous avons réalisé. Je n’ai pas fait cela tout seul. Ce prix souligne également le travail de toute une équipe dont j’étais le catalyseur. J’ai pu compter sur l’expertise de nombreux agronomes ainsi que sur le soutien du personnel de l’Ordre, ce qui est essentiel. »

Donner le meilleur de soi-même puis savoir laisser la place à d’autres, c’est ainsi que M. Beaulieu conclut cet arrêt sur image.

Le Mérite du CIQ

Créé en 1990, le Mérite du CIQ est décerné sur recommandation d’un ordre professionnel afin de souligner la carrière d’un de ses membres qui s’est distingué par son apport au service de sa profession et de son ordre. Chacun des 46 ordres professionnels peut, s’il le désire et sous réserve de l’approbation de la candidature par le CIQ, attribuer un Mérite du CIQ par année.

L’œuvre qui symbolise le Mérite du CIQ est une médaille en bronze créée par Catherine Tremblay, orfèvre à Montréal.

Depuis 2002, « La Personnelle, assurances générales » est associée au CIQ à titre de commanditaire officiel de la production et de la remise des œuvres symbolisant le Mérite du CIQ.

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