Le Mérite du CIQ pour Mme Claudette Péloquin Antoun, diététiste professionnelle

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Si on demande à Mme Claudette Péloquin Antoun, diététiste professionnelle, les raisons de son engagement dans les activités de son ordre professionnel, la réponse est, sans aucun doute : pour que la profession de diététiste / nutritionniste soit davantage reconnue. C’est d’ailleurs pour son implication constante que Mme Péloquin Antoun vient de recevoir un Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ), sur proposition de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec.

 

 

Titres réservés et activités réservées

Membre de l’Ordre depuis près de cinquante ans, Mme Péloquin Antoun est considérée comme un pilier parmi les bénévoles prenant part aux activités professionnelles. Compétente et motivée sont deux qualités qui la décrivent parfaitement. « Quand je m’implique, j’y vais à fond. Il est essentiel d’être membre de l’Ordre pour un nutritionniste. Ce titre est plus utilisé que diététiste au Québec notamment parce qu’il est un titre réservé depuis 1994 et qu’il correspond davantage  au champ d’exercice, le domaine de la nutrition. Il faut savoir que les membres de l’ordre détiennent tous un baccalauréat en nutrition, plusieurs d’entre eux détiennent une maîtrise et quelques-uns, un doctorat en nutrition, ils possèdent deux titres réservés et des activités réservées en nutrition clinique. »

Mme Péloquin Antoun s’est distinguée au sein  de plusieurs groupes de travail de l’Ordre. D’abord en 2001, elle a constitué un groupe de travail pour la préparation d’un document d’appui aux demandes des membres cliniciens, en vue des modifications au Code des professions. Elle a aussi fait partie de la délégation chargée de présenter ce document au groupe de travail ministériel mandaté à cet effet, en ce qui a trait aux professions de la santé.

Elle faisait également partie du groupe de travail qui a fait des représentations auprès du ministère, de l’Office des professions et du Collège des médecins du Québec. À l’issue de ces représentations, des activités ont été réservées aux nutritionnistes et le champ d’exercices a été redéfini, ce qui était l’objectif.

La protection du public 

L’appartenance à un ordre professionnel est un gage de compétence. Elle offre au public la garantie qu’une personne répond à des critères de qualifications et de formation dont un non-membre ne peut se prévaloir. « Les activités réservées sont d’une importance telle que, si elles étaient effectuées par des personnes sans formation adéquate, il pourrait y avoir préjudices. Par exemple, si l’état nutritionnel d’une personne vieillissante n’est pas optimal, celle-ci pourrait se retrouver en perte d’autonomie vu la diminution de sa force musculaire, être davantage vulnérable pour des complications de maladies et  une plus grande  atteinte de ses fonctions cognitives. Ou encore, une personne qui a des plaies (escarre de décubitus), même soignées aux antibiotiques, doit recevoir une évaluation de son état nutritionnel par la nutritionniste afin  de pouvoir déterminer le traitement nutritionnel approprié  , en fonction de sa condition médicale et des carences nutritionnelles  et par le choix des composantes indispensables pour améliorer son état général et assurer la guérison des plaies.»

Un engagement sans relâche

Grâce à sa connaissance des différents milieux du réseau de la santé, Mme Péloquin Antoun collabore aux travaux sur l’interdisciplinarité et joue un rôle essentiel dans le dossier de la dysphagie. « Il y a de plus en plus de cas de dysphagie, car les personnes âgées, surtout, n’ont plus de déglutition normale. Nous devons procéder à l’évaluation de la déglutition, déterminer le plan de traitement et la voie d’alimentation. Le rôle de la nutritionniste est majeur pour déterminer la voie la plus sécuritaire. Ça fait d’ailleurs partie des activités réservées de la profession. »

Toujours animée d’une volonté de servir sa profession, elle est aujourd’hui encore présidente de l’Association des nutritionnistes cliniciens du Québec, qu’elle a mise sur pied. Par son rôle de mentor auprès de ses collègues et par son souci de l’excellence de la pratique, Mme Péloquin Antoun est l’exemple même d’une bonne compréhension et du respect du code de déontologie.

Comme pour la plupart des récipiendaires, l’annonce de l’attribution du Mérite du CIQ a créé un effet de surprise et beaucoup d’émotion chez Mme Péloquin Antoun. « Je ne m’y attendais pas du tout, je suis très fière et très honorée. C’est une belle reconnaissance de mon travail, tout un honneur. Tant que je pourrai rendre service à l’OPDQ et à mes collègues je vais poursuivre mes activités avec l’ordre

Le Mérite du CIQ

Créé en 1990, le Mérite du CIQ est décerné sur recommandation d’un ordre professionnel afin de souligner la carrière d’un de ses membres qui s’est distingué par son apport au service de sa profession et de son ordre. Chacun des 46 ordres professionnels peut, s’il le désire et sous réserve de l’approbation de la candidature par le CIQ, attribuer un Mérite du CIQ par année.

L’œuvre qui symbolise le Mérite du CIQ est une médaille en bronze créée par Catherine Tremblay, orfèvre à Montréal.

Depuis 2002, « La Personnelle, assurances générales » est associée au CIQ à titre de commanditaire officiel de la production et de la remise des œuvres symbolisant le Mérite du CIQ.

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