L’inhalothérapeute, le syndic et la protection du public

bernard_cadieux_syndic_inhaloSi vous avez déjà rencontré un inhalothérapeute, c’est peut-être parce que vous étiez dans un établissement de santé ou dans un CLSC et que vous éprouviez des problèmes de santé cardiorespiratoires ou des troubles du sommeil.  Peut-être l’avez-vous croisé lors d’une intervention chirurgicale.

Ce professionnel de la santé possède une expertise dans les soins du système cardiorespiratoire et exerce en équipe interdisciplinaire. Il  collabore notamment au diagnostic et au suivi clinique des patients et assiste le médecin anesthésiste. L’inhalothérapie est l’une des 54 professions réglementées au Québec.

Éviter un préjudice potentiel

S’il existe un ordre professionnel des inhalothérapeutes, c’est parce que l’exercice de la profession par des personnes non qualifiées pourrait présenter un risque pour la population. Un patient pourrait subir de graves préjudices s’il était soigné par une personne ne possédant pas la formation nécessaire ou exerçant la profession sans contrôle adéquat. Par exemple, imaginez-vous ce qui pourrait arriver si un inhalothérapeute n’administrait pas le bon médicament ou le dosage adéquat. Ou, comme pour toute autre personne, s’il se présentait au travail sous l’influence de l’alcool ou d’autres substances.

Bernard Cadieux, inhalothérapeute depuis 1988, syndic de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ) depuis deux ans et demi, souligne que « fort heureusement, les cas de préjudice subis par la clientèle sont rares, car les instances de l’ordre, dont le bureau du syndic, y veillent à assurer une pratique de qualité et sécuritaire.»

En adhérant à l’Ordre, ce qui est obligatoire pour exercer sa profession, l’inhalothérapeute souscrit à un code de déontologie et à des règlements qui contribuent à la protection du public. Et parce que l’inhalothérapeute est membre d’un ordre professionnel, un patient, qui aurait des doutes sur la qualité des soins et des services reçus ou sur le comportement du professionnel, pourrait recourir aux services de l’Ordre.

Le Bureau du syndic : pour protéger patients et clients

Prévue par le Code des professions, la fonction de syndic est essentielle pour assurer la protection du public. « Quand une information nous arrive, nous gardons en tête le patient qui a potentiellement subi un préjudice imputable à l’un de nos professionnels. Nous vérifions si ce professionnel a commis une infraction et, si nécessaire, nous faisons le suivi requis, ce qui peut conduire au dépôt d’une plainte devant le conseil de discipline », explique M. Cadieux

Pour le syndic, il est important que le public reçoive les soins et services qu’il est en droit d’attendre. Si le comportement d’un inhalothérapeute ou sa façon de faire pose problème, il faut éviter que cela ne se reproduise. Ayant longtemps été gestionnaire, M. Cadieux a une approche centrée sur le client et voit  dans sa fonction comparable une gestion de risques appliquée : « Dans un dossier, je regarde tous les éléments et faits pour appliquer  les meilleures approches afin que la situation ne se reproduise plus. Je peux transférer le dossier au comité d’inspection professionnelle s’il s’agit plutôt d’une question de compétence. S’il y a faute, nous intervenons. »

Quel est le parcours d’une demande d’intervention à l’OPIQ ?

Vous croyez qu’un inhalothérapeute a contrevenu à l’une de ses obligations ? Toute personne peut formuler une demande d’intervention relativement à la pratique d’un inhalothérapeute en écrivant ou en téléphonant au Bureau du syndic. M. Cadieux tient à préciser que toute enquête est confidentielle.

L’OPIQ a mis en place un guichet unique pour faciliter la réception des demandes concernant la protection du public. C’est à partir de ce guichet unique que les demandes sont dirigées vers les services appropriés. Toute l’information est accessible sur le site Web de l’Ordre. Toute demande peut être transmise par courriel à l’adresse suivante : syndic@opiq.qc.ca.

Conseils aux patients

  • Ne pas hésiter à s’adresser à l’OPIQ, si l’on estime ne pas avoir reçu le bon service
  • Déposer une demande d’intervention
  • Faire confiance à l’Ordre, le syndic est à l’écoute et s’efforce de comprendre les clients
  • Comprendre que l’OPIQ est là pour servir et protéger le public

Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec

  • Créé en 1984
  • Nombre de membres au 31 mars 2015 : 4 151 (dont 84 % sont des femmes)
  • 1440, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 721, Montréal (Québec)  H3G 1R8
  • Guichet unique pour la protection du public : 514 931-2900 poste 29 ou 1 800 561-0029 (sans frais)
  • Information générale : info@opiq.qc.ca
  • Site Web : opiq.qc.ca

2 commentaires

  1. Juliette Pierre
    Posté le 31 octobre 2016 | Lien

    Bonjour,

    Je suis diplômée depuis maintenant deux ans comme inhalothérapeute et je suis toujours en recherche d’emploi pour pouvoir pratiquer ce métier passionnant qui me tient à cœur. J’aimerais savoir est-ce qu’il y’a des mesures en place pour aider les nouveaux diplômés à retrouver le marché de l’emploi.

    Cordialement

    • CIQ CIQ
      Posté le 7 novembre 2016 | Lien

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire! Nous vous suggérons cependant de vous adresser à l’Ordre des inhalothérapeutes en ce qui concerne les mesures en place pour les nouveaux diplômés et l’admission à l’Ordre. Vous pouvez visiter le site Web: http://www.opiq.qc.ca/nous-joindre/

      Cordialement

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