Un acteur clé de la santé buccodentaire : le technicien dentaire

raymond_hache_president_ottdqAu Québec, tous les ordres professionnels ont une seule et même mission : protéger le public. Donc, un ordre a l’obligation d’agir si l’un de ses membres cause un préjudice à un usager, patient ou client.

Monsieur Raymond Haché, technicien dentaire depuis 1974, président-directeur général de l’Ordre des techniciens et techniciennes dentaires du Québec, donne un aperçu de son rôle et des activités implantées au sein de son Ordre pour protéger le public, conformément aux lois et règlements applicables. M. Haché est administrateur depuis 1985, président élu depuis 1986 et président-directeur général à temps partiel depuis 2010.

 

 

Le rôle du président

Le président d’un ordre doit s’assurer que :

  • les actions prises par son organisation respectent les articles inscrits au Code des professions;
  • les divers comités fonctionnent de façon efficace;
  • les décisions du conseil d’administration soient mises en œuvre;
  • la planification stratégique soit conforme aux objectifs de protection du public.

Selon Raymond Haché, il est primordial pour un ordre de se distinguer d’une association. « L’association défend les intérêts de ses membres, tandis que la mission première d’un ordre est en effet de protéger le public », dit-il. «Parfois, la perception de la population peut être différente et nous devons tout faire pour clarifier les rôles, » poursuit-il.

Qu’est-ce que c’est, protéger le public?

Pour Raymond Haché, protéger le public c’est d’abord et avant tout s’assurer que les membres de l’Ordre possèdent la formation adéquate pour le servir. « Le programme de formation initiale de nos membres doit correspondre aux besoins de la population à l’époque dans laquelle elle vit, » soutient-il. L’Ordre s’assure donc du maintien des compétences et de la mise à jour des connaissances de ses membres par l’obligation de formation continue. M. Haché offre en exemple l’évolution fulgurante de la technologie. « Avant, lorsqu’on fabriquait des prothèses dentaires » dit-il, « on fabriquait des moules en cire. Aujourd’hui, on se fie plutôt à une approche numérique pour personnaliser les prothèses, aussi simple soit-elle. Il faut donc avoir la formation adéquate pour les fabriquer selon les paramètres du professionnel de la santé qui les commande ».

Par ailleurs, conformément au programme annuel de surveillance de la profession, l’Ordre effectue annuellement des inspections professionnelles auprès de 20 % de ses membres. Il vérifie ainsi la compétence, la qualité de la pratique en milieu de travail, ainsi que la tenue générale des dossiers et registres. « C’est important si on veut maintenir la confiance du public, » soutient M. Haché.

Enfin, les clients insatisfaits qui croient qu’une faute professionnelle a été commise par un technicien dentaire peuvent avoir recours au syndic de l’Ordre. C’est le syndic qui détermine s’il y a matière ou non de déposer une plainte au comité de discipline.

Le conseil d’administration : comment contribue-t-il à la protection du public

Selon M. Haché, le rôle du conseil d’administration est d’élaborer le plan stratégique et le plan d’action de l’Ordre, de concert avec ses comités. Pour assurer que le public soit représenté, le conseil d’administration inclut deux administrateurs nommés par l’Office des professions, qui ne sont pas membres de l’Ordre. « Si, par exemple, dans les travaux du conseil, ils s’apercevaient d’une tendance à dévier de notre mission de protection du public » dit Monsieur Haché, « ou si les décisions du conseil favorisaient les intérêts socioéconomiques des membres, leur devoir serait de réagir. Nous sommes là pour délivrer des permis, reconnaître et maintenir la compétence de nos membres – pas pour leurs intérêts personnels, » ajoute-t-il.

Un petit conseil pour éviter les pépins…

Selon M. Haché, la meilleure façon de se protéger est de privilégier les membres de l’Ordre des techniciens et techniciennes dentaires pour fabriquer des prothèses dentaires. « À l’ère de la mondialisation, il peut être tentant de faire fabriquer ses prothèses à l’étranger. Si leur esthétique peut être acceptable, il n’en est pas toujours ainsi pour les matériaux employés, » avertit-il. Il rappelle de plus que l’Ordre n’a aucune juridiction à l’extérieur du Québec. « S’il y a des problèmes, il faudra recommencer à zéro! » avertit-il. « Et si jamais le clinicien, membre de l’Ordre, avec qui vous avez fait affaire n’a pas agi de façon professionnelle, le syndic est là pour vous aider. »

Ordre des techniciens et techniciennes dentaires du Québec

  • Créé en 1974
  • Membres au 31 mars 2015 : 476 (dont 67 % sont des hommes)
  • 500, rue Sherbrooke Ouest, bureau 900, Montréal (Québec) H3A 3C6, 514 282-3837, poste 2042
  • Information générale : info@ottdq.com
  • Site Web : www.ottdq.com

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