Technologue en imagerie médicale : la compétence au service de la protection du public

manon_lessard_techno_imagerie_medLa profession de technologue en imagerie médicale est réglementée par l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec, connu sous le nom d’OTIMROEPMQ.

Les membres de l’Ordre travaillent en milieu hospitalier ou en cliniques privées. Ils utilisent les rayonnements ionisants, des ultrasons ou des radiofréquences afin de produire des images ou des données à des fins diagnostiques et d’intervention (radiographie, imagerie d’intervention, tomodensitométrie, échographie, résonance magnétique). Ceci exige une protection rigoureuse du public.

Mme Manon Lessard, technologue en imagerie médicale-radiodiagnostic depuis trente ans, administratrice à l’Ordre depuis quatre ans, et enseignante clinique à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, nous parle de sa profession.

Que fait-on pour protéger les patients utilisateurs ?

Si les technologues en imagerie médicale doivent être membres de l’Ordre, c’est en raison du risque éventuel que l’exercice de la profession peut représenter pour les patients. « Notre rôle est de réaliser des images à partir de rayonnement X, d’ultrasons ou de radiofréquences. Ces images permettront au médecin de faire un diagnostic de la pathologie, de recherche de corps étrangers, etc. Le cumul des doses risque de générer des effets à long terme au patient. Donc, comme les rayonnements utilisés pour produire les images peuvent constituer un risque, les technologues doivent utiliser leurs connaissances théoriques et pratiques pour choisir judicieusement les bons paramètres techniques.»

Les technologues en imagerie médicale ne traitent pas la maladie ; mais réalisent les examens. Ces derniers doivent rencontrer des critères de standard de qualité, pour permettre aux médecins spécialistes d’établir le bon diagnostic chez le patient. « Pour réaliser des images optimales et éviter la reprise de celles-ci, le positionnement du patient doit être réalisé avec minutie. Il est de notre responsabilité de s’assurer de la collaboration des patients. Nous devons donc établir une bonne communication avec chacun d’entre eux, pour bien les informer du déroulement de l’examen, les rassurer et rendre ce moment plus facile.»

Une identification rigoureuse

« Une bonne communication, doit commencer en s’assurant que nous avons le bon patient dans la salle d’examen. Il faut procéder à une identification rigoureuse du patient, du côté ou de la structure à radiographier. Cette validation est importante pour minimiser les doses et permettre au médecin de réaliser un diagnostic pertinent. » Les technologues doivent faire preuve de rigueur à cet égard. Des manquements aux normes de pratique et au Code de déontologie sont passibles de sanction.

La pratique autonome en échographie : libérer le patient

À la suite de l’adoption en 2012 de la Norme professionnelle en échographie médicale diagnostique, le technologue peut, s’il détient une attestation de pratique autonome dans ce secteur, réaliser l’examen échographique en toute autonomie et libérer le patient sans que le médecin spécialiste ait besoin de le revoir. Cette pratique exige un encadrement rigoureux. « Il est essentiel que le technologue possède une grande compétence, une capacité d’analyse accrue, qu’il soit vigilant et attentif tout au long de l’examen et fasse preuve d’un bon jugement professionnel afin d’éviter les erreurs et de s’assurer que l’examen répond aux plus hauts standards de qualité.. »

La technologue administratrice

Le conseil d’administration de l’Ordre veille à l’application du Code des professions, de la Loi sur les technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale et des règlements afférents. Il s’occupe de l’administration générale des affaires de l’Ordre et exerce tous les droits, pouvoirs et prérogatives de l’Ordre. « Comme administratrice élue, je participe aux réunions et je m’assure de la saine gestion de l’Ordre. Nous devons nous assurer, en tant que conseil d’administration, que les processus de protection du public sont en place et que les décisions vont dans ce sens. » Le conseil d’administration se penche, par exemple, sur la délivrance des permis de pratique, la formation continue obligatoire pour la mise à jour des connaissances et le maintien des compétences, les rapports concernant l’inspection professionnelle, ainsi que le suivi des travaux concernant l’encadrement déontologique et disciplinaire. « De plus, le fait de travailler en milieu hospitalier me permet d’être à l’écoute des préoccupations des membres de l’Ordre et des patients. Cette posture me permet d’en tenir compte dans mon rôle au sein du CA et de moduler mes interventions en ce sens.»

Mme Lessard souligne que « le conseil d’administration prend très à cœur la qualité de la pratique aux plans technologique, humain et déontologique. Ses décisions ont pour objectif une pratique professionnelle selon les normes, c’est fondamental pour assurer la protection du public. »

La technologue enseignante

Le troisième chapeau de Mme Lessard couvre sa fonction d’enseignante clinique, une valeur ajoutée professionnelle. « Je travaille avec les stagiaires de troisième année dans les hôpitaux, je les supervise et les évalue. C’est aussi une position de choix pour les guider dans leur transition vers le monde professionnel et favoriser le développement de leur identité professionnelle.»

Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec

  • Créé en 1973
  • Membres au 31 mars 2015 : 6 188 (dont 82,9 % sont des femmes)
  • 6455, rue Jean-Talon Est, bureau 401, Saint-Léonard QC  H1S 3E8, 514 351 0052 ou, sans frais, 1 800 361 8759
  • Information générale : info@otimroepmq.ca
  • Site Web : www.otimroepmq.ca

Un commentaire

  1. Lise Bergevin
    Posté le 16 mars 2016 | Lien

    Je félicite Manon Lessard pour cette entrevue!

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