Une profession au cœur des services diagnostiques et thérapeutiques

diane_desrochers_otimroepmq« La profession de technologue en électrophysiologie médicale (t.e.p.m.) a été intégrée au système professionnel en 2012, bien que nous revendiquions ce statut depuis vingt ans. Auparavant nous étions régis par une association. Nos premières normes de pratique viennent juste de sortir ! », nous apprend Mme Diane Desrochers. La profession est encadrée par l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec (OTIMROEPMQ).

Mme Desrochers exerce sa profession depuis 32 ans. « J’ai été l’une des premières étudiantes diplômées de ce programme collégial et j’ai vu l’évolution de la profession. Je suis maintenant coordonnatrice clinico-administrative en imagerie médicale et en électrophysiologie. »

En quoi consiste cette profession ?

Le technologue en électrophysiologie médicale effectue des examens médicaux à l’aide d’appareils électroniques (électroencéphalographe, électromyographe, électrocardiographe, etc.) servant à capter et à enregistrer l’activité cardiaque ou cérébrale, entre autres, en vue de permettre aux médecins de diagnostiquer des maladies, lésions ou anomalies. Il prépare le patient, effectue les examens et analyse  les données recueillies. Il manipule et utilise les appareils avec précision afin d’enregistrer correctement les données et de permettre ainsi au médecin de poser un diagnostic précis.

« Avec les modifications du système de santé, le t.e.p.m. est appelé à prendre de plus en plus de décisions. En cas d’anomalies dans les résultats observés à l’analyse du tracé, le technologue doit juger par exemple, lors d’un électroencéphalogramme, s’il est pertinent de poursuivre l’examen.

Différence avec le technologue en imagerie médicale (TIM)

« L’électrophysiologie utilise l’énergie électrique pour tester l’électricité du corps humain (électrocardiogramme) alors que l’imagerie médicale utilise souvent des appareils à radiation. L’électrocardiographie et l’électroencéphalographie permettent de déceler des problèmes en complémentarité avec d’autres examens. En radiodiagnostic, nous réalisons l’image d’un organe, et en électrophysiologie nous nous concentrons sur le fonctionnement électrique de l’organe.

La protection du public dans la pratique du t.e.p.m.

Lorsqu’une profession est régie par un ordre professionnel, c’est parce que sa pratique par des professionnels non compétents est susceptible de causer des préjudices aux patients ou aux clients. La profession de technologue en électrophysiologie médicale n’échappe pas à la règle.

« Nous avons un très haut niveau d’autonomie et nous devons respecter toutes les obligations du Code de déontologie avec toutes les responsabilités qui nous incombent. Par exemple, pour l’examen Holter, qui permet d’analyser le rythme cardiaque pendant 24 heures en continu, le t.e.p.m. analyse les tracés et va sélectionner des séquences  spécifiques pour que le cardiologue les examine et pose le diagnostic. Il faut donc identifier correctement les troubles du rythme cardiaque pour ne pas passer à côté d’une pathologie. Il faut bien comprendre la mécanique du cœur pour faire une bonne programmation du cardiostimulateur (pacemaker) par la suite », explique Mme Desrochers. Un autre exemple de risque potentiel concerne la prévention des infections. « Nous utilisons beaucoup de matériel pour plusieurs patients, il est donc primordial de suivre à la lettre les normes de désinfection et stérilisation. »

Connaître le patient pour le protéger

Le technologue en électrophysiologie médicale doit connaître des informations de base sur le patient. Pour éviter des complications, le patient doit répondre à un questionnaire avant l’examen. « La prise de certains médicaments peut interférer dans les résultats, tout comme un manque de sommeil la veille de l’examen peut modifier les résultats d’une électroencéphalographie. Nous devons aussi veiller à ce que les équipements soient sécuritaires. Durant un électrocardiogramme à l’effort, nous surveillons le tracé à l’écran et sommes prêts à réagir en cas de problème. Il faut toujours un défibrillateur à proximité du tapis roulant. »

Technologue et gestionnaire

« Comme gestionnaire, je veille à ce que les t.e.p.m. qui travaillent dans nos services soient compétents, et ce, dès l’embauche. Ils doivent également maintenir leurs compétences grâce à la formation continue obligatoire imposée par l’Ordre. Et puis je m’assure que le médecin soit en possession de toutes les informations nécessaires et que les examens soient de qualité. »

Technologue et administratrice de son ordre

Le conseil d’administration de l’OTIMROEPMQ est composé de 20 personnes. Il doit veiller à la protection du public notamment en vérifiant que toutes les fonctions prévues par le Code des professions jouent leur rôle. « C’est un vrai travail d’équipe. Je participe aux réunions du conseil d’administration où nous nous basons sur des documents de travail pour prendre des décisions éclairées qui peuvent parfois être impopulaires pour nos membres. Les dossiers portent sur la compétence, la formation initiale adéquate, le maintien des compétences par la formation continue, l’inspection professionnelle, l’assurance responsabilité professionnelle obligatoire, l’encadrement disciplinaire et déontologique. Nous avons tout un défi à relever pour que nos nouvelles normes professionnelles soient appliquées dans un contexte d’optimisation du réseau de la santé. Mais nos membres ont à cœur de bien pratiquer leur profession », termine Mme Desrochers.

Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec

  • Créé en 1973
  • Les technologues en électrophysiologie médicale ont été intégrés à l’Ordre en 2012.
  • Nombre de membres au 31 mars 2015 : 6 188 (dont 82,9 % sont des femmes)
  • 6455, rue Jean-Talon Est, bureau 401, Montréal (Québec)  H1S 3E8
  • 514 351 0052 ou 1 800 361 8759 au 31 mars 2015
  • Information générale: info@otimroepmq.ca
  • Site Web : otimroepmq.ca

3 commentaires

  1. Irène*
    Posté le 14 février 2016 | Lien

    Merci a vous*

  2. Louise Chevarie
    Posté le 13 février 2016 | Lien

    Bonjour,
    Est-ce une technique ou autre svp?
    Merci !
    Louise

    • CIQ
      Posté le 15 février 2016 | Lien

      Madame Chevarie, oui, la formation menant à l’obtention du permis de technologue en électrophysiologie médicale est de niveau collégial. Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec l’Ordre dont le site Web est à l’adresse suivante: https://www.otimroepmq.ca/ Au plaisir!

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera jamais publié ou partagé. Les champs obligatoires sont identifiés par une *