Bien protéger le public chez les denturologistes : la compétence au premier plan

robert_cabana_denturologistesQue ce soit pour une prothèse sur implants, une prothèse complète ou partielle ou des appareils buccaux, le denturologiste est le professionnel qui saura vous guider et vous offrir les services professionnels adaptés à vos besoins. Pour exercer la profession et porter le titre, il faut être membre de l’Ordre des denturologistes du Québec (ODQ).

Le président et la mission de protection du public  

Pour que le public soit protégé quand il a recours aux services d’un denturologiste, l’Ordre doit vérifier que les candidats à la profession ont acquis les connaissances et l’expertise nécessaires pour exercer au Québec.

Pour M. Robert Cabana, denturologiste depuis 1977, président de l’Ordre depuis 2009 et administrateur depuis 2006, une solide formation initiale est la pierre angulaire pour maintenir la qualité des services rendus par les denturologistes. « Il faut terminer trois années d’études collégiales et obtenir un diplôme reconnu avant d’exercer en denturologie. De plus, comme les denturologistes doivent rester à la fine pointe des plus récentes technologies, l’Ordre leur demande de se perfectionner et de maintenir leurs compétences à jour », explique le président de l’Ordre.

La denturologie est une profession qui évolue rapidement, notamment avec l’avènement des technologies numériques. Depuis quelques années, elle connaît une évolution extraordinaire avec le progrès de l’implantologie, ce qui entraîne de nombreux changements dans la façon dont les denturologistes exercent leur profession. Selon M. Cabana, pour bien protéger le public, la formation initiale de base qui donne accès au permis de l’Ordre doit être adaptée. « Pour répondre au besoin, nous avons demandé une formation avancée en prothèses implanto-portées, sous la forme d’une attestation d’études collégiales délivrée par le Collège Édouard-Montpetit. Cette concentration de 780 heures s’étale sur 28 mois, et trois cohortes l’ont déjà suivie. Notre souhait serait que tous nos membres qui pratiquent l’implantologie suivent ce cours. » M. Cabana ajoute que la formation en prothèse sur implants ne se donne pas encore ailleurs en Amérique du Nord et que le Québec est à l’avant-garde et reconnu pour ses avancées dans le domaine.

Mission : assurer la protection du public

En vertu du Code des professions, la loi-cadre qui régit les 54 professions réglementées au Québec, la mission première d’un ordre est d’assurer la protection du public. Selon M. Cabana, cette priorité est au cœur de l’ensemble des différentes fonctions au sein de l’Ordre, par exemple l’admission, la formation continue qui est une obligation déontologique, les recours auprès du syndic ou l’inspection professionnelle. « Notre comité d’inspection professionnelle est très actif. Les inspecteurs visitent les denturologistes, s’assurent que leurs lieux de travail sont adéquats. Ils vérifient leur façon de travailler, la fonctionnalité des appareils, notamment le stérilisateur. Ils exigent les rapports qui font foi du bon état des équipements et qui permettent de valider que les normes de pratique sont respectées », explique M. Cabana.

Le président souligne également le travail de l’Ordre en matière de pratique illégale de la denturologie. « Notre profession est d’exercice exclusif, c’est-à-dire que seuls les membres de l’Ordre peuvent poser les actes liés à la denturologie. Nous poursuivons les usurpateurs qui, parce qu’ils n’ont pas les compétences requises pour exercer la profession, peuvent mettre en péril la santé des gens en ne respectant pas les règles de l’art. Par exemple, une prothèse mal équilibrée peut causer un dommage irréversible à l’articulation, une prothèse instable avec des points de pression indus peut causer une résorption accélérée des tissus ou des lésions dans la bouche », souligne le président.

Un conseil d’administration attentif

Le conseil d’administration de l’Ordre est formé de 18 administrateurs. Ils se réunissent quatre fois par an pour veiller aux affaires de l’Ordre. Ces administrateurs viennent de toutes les régions et soumettent au conseil les questions soulevées par la pratique de la profession sur l’ensemble du territoire du Québec. « Un des points récemment discutés concernait la formation en ligne, notamment la mise en place d’une plate-forme pour que nos membres en région puissent parfaire leurs connaissances à distance », explique M. Cabana.

La modernisation de la Loi sur la denturologie est un autre dossier qui retient l’attention du conseil d’administration, et ce, en lien notamment avec la nouvelle attestation d’études collégiales. M. Cabana explique : « La loi actuelle nous limite dans nos actes, car la profession s’est modifiée au fil des années. Notre demande remonte à 2002, mais nous avons bon espoir qu’une révision prochaine fera en sorte que la denturologie réponde parfaitement aux besoins de la population tout en nous permettant de mieux assumer notre mission de protection du public. »

Conseils à un patient qui se questionne

Malgré toutes les mesures mises en place par l’Ordre, il se peut que comme patient ou client vous ayez des doutes sur la qualité des services rendus par un denturologiste. M. Cabana vous conseille de communiquer avec le syndic de l’Ordre, pour l’informer du problème. Le syndic vous expliquera le processus de dépôt d’une plainte, vous posera des questions et vous guidera vers une éventuelle demande d’enquête. Il peut être utile parfois de recontacter aussi le denturologiste, car, en matière de réhabilitation prothétique, un ajustement supplémentaire pourrait être indiqué.

Ordre des denturologistes du Québec

  • Créé en 1974
  • Nombre de membres au 31 mars 2015 : 955 (dont 69,4 % sont des hommes)
  • 395, rue du Parc-Industriel, Longueuil (Québec)  J4H 3V7
  • 450 646-7922 – 1 800 567-225
  • Information générale : info@odq.com
  • Site web: odq.com

4 commentaires

  1. lina soucy
    Posté le 3 mars 2016 | Lien

    ma question est plutôt de la prévention, je cherche un un centre dentaire bien coté pour des implants dentaires fixes, merci

    • CIQ
      Posté le 4 mars 2016 | Lien

      Madame,

      Le Conseil interprofessionnel du Québec est le regroupement des 46 ordres professionnels du Québec. À ce titre, il agit comme voix collective des ordres sur des dossiers d’intérêt commun et comme organisme-conseil auprès du gouvernement du Québec. Nous ne pouvons répondre à votre question, mais nous vous invitons fortement à communiquer avec l’Ordre des denturologistes du Québec qui pourra sans doute vous donner quelques points de repère. Voici le lien vers la page « Nous joindre » du site Web: https://www.odq.com/Nous-joindre.

  2. Chantal Laroche
    Posté le 15 février 2016 | Lien

    Merci M. Cabana pour toutes ces informations très pertinentes, et excelentes .

    • CIQ
      Posté le 16 février 2016 | Lien

      Merci Mme Laroche pour vos bons mots!

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