Technologue professionnel : confiance et protection du public

Patrick Gautreau, technologue professionnel« En adhérant à l’Ordre en 1999, je suis devenu technologue professionnel en technologie de l’architecture (bâtiment et travaux publics) pour que mon travail bénéficie de la reconnaissance qu’il mérite. Quand le client voit le mot professionnel sur la carte d’affaire, il sait que je vais faire preuve d’intégrité », dit M. Patrick Gautreau, T.P.

Les technologues professionnels (T.P. ou T.Sc.A.) sont des diplômés de niveau collégial qui ont suivi des cours plus avancés en mathématiques, en théorie de l’ingénierie ainsi qu’en sciences appliquées. Ce titre, conféré par l’appartenance à l’Ordre des technologues professionnels du Québec, témoigne de l’engagement des technologues à suivre des normes déontologiques strictes et à assumer la responsabilité de l’exécution du travail pour lequel ils ont été formés.

Être imputable

M. Patrick Gautreau a créé sa propre entreprise spécialisée dans les expertises en bâtiment. Il s’implique également dans les activités de son ordre, ayant présidé un comité d’évaluation des compétences en inspection préachat. Par ailleurs, il témoigne souvent devant les tribunaux en qualité d’expert. « Comme professionnel, je suis imputable. Mes clients s’attendent à être protégés. Je vais user de mon objectivité, de mon indépendance, éviter les situations de conflit d’intérêt potentiel. Je vais proposer plusieurs solutions, pas juste une seule. J’ai un code de déontologie, des normes de références et la responsabilité des conséquences de mon travail. »

Le technologue dispose d’un sceau et d’une signature qui authentifient les documents qu’il produit et établit sa responsabilité. « Je dois donc faire constamment la démonstration de mon professionnalisme. Ceci me donne une plus grande crédibilité auprès de mes clients. »

Formation continue

Le permis d’exercice de l’Ordre atteste la compétence du professionnel qui le reçoit. Mais pour assurer la protection du public, la compétence doit être maintenue à jour, notamment par de la formation continue, une obligation provenant du code de déontologie de l’Ordre. « Depuis 20 ans que je travaille, les choses ont bien changé, notamment les codes, les normes, les règlements ; je ne peux pas rester passif. Je dois constamment maintenir mes connaissances à jour, notamment en ce qui concerne les bonnes pratiques. Si je donne une opinion professionnelle, elle est basée sur les sciences et les règles de l’art, cela fait partie de mes devoirs et obligations envers le client et la profession

En règle générale, le client ne possède pas lui-même le savoir spécialisé du technologue professionnel et il se trouve donc en situation de vulnérabilité. La plupart des gens font confiance aux professionnels. Pour eux, un professionnel est une personne sérieuse qui, à côté de sa compétence technique, possède des qualités éthiques auxquelles ils se fient. « Par exemple, si on facturait des honoraires non justifiés, exagérés ou non convenus pour un travail donné, on pourrait se faire taper sur les doigts par l’Ordre. Dans le cas d’une inspection en bâtiment, ne pas signaler des zones non accessibles, ne pas aller sur le toit, ou dans l’entretoit serait un manquement. En effet, pour l’acheteur qui pense que sa maison est en bonne condition, cela peut avoir un impact. C’est la même chose si on ne signale pas des fissures dans les fondations, on ne peut pas se permettre cela. »

M. Gautreau doit également respecter les limites de son champ de compétence : « Je suis en architecture, je ne peux donc pas faire de diagnostic en électricité, je n’en ai pas la compétence. »

Inspection professionnelle et discipline

L’Ordre vérifie la pratique et la compétence de ses membres tout au long de leur vie professionnelle. Ainsi, il procède régulièrement à l’inspection des membres dans une perspective de prévention et de détection de problèmes. « L’inspecteur vérifie tout : le travail, les dossiers, les rapports, la facturation. »

Par ailleurs, l’encadrement disciplinaire assuré par le syndic vise la sanction des infractions au Code des professions et à la réglementation professionnelle. « Si un client porte plainte et si l’enquête conclut à une faute professionnelle, on risque un blâme, une amende, ou même une radiation selon la gravité de l’erreur. Personne ne veut aller devant le Conseil de discipline. Rien de mieux que le professionnalisme ! »

Assurance responsabilité professionnelle

Un professionnel a l’obligation d’offrir une garantie contre sa responsabilité en cas de faute commise dans l’exercice de ses activités professionnelles. « Certains inspecteurs en bâtiment n’ont pas d’assurance alors qu’un membre d’un ordre n’a pas le choix, l’assurance n’est pas une option. Cela rassure le client. »

Ordre des technologues professionnels du Québec

  • Créé en 1980
  • Membres au 31 mars 2015 : 3 794 membres (dont seulement 19,7 % sont des femmes)
  • 606, rue Cathcart, bureau 505, Montréal (Québec) H3B 1K9
  • 514 845 3247 ou 1 800 561 3459
  • Information générale : info@otpq.qc.ca
  • Site Web : otpq.qc.ca

 

 

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