Protection du public : il est rassurant de faire affaire avec un CRIA ou un CRHA

Ruth-Harvey-CRIALes entreprises évoluent dans un environnement d’affaires parfois difficile et compétitif. Elles ont donc besoin de ressources humaines qualifiées, efficaces et engagées. C’est là qu’interviennent les conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) et les conseillers en relations industrielles agréés (CRIA). Ces deux titres sont régis par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec.

Les CRHA et les CRIA sont présents dans toutes sortes de milieux tels que : les entreprises, les organismes gouvernementaux, les syndicats et les universités. D’autres travaillent en cabinet de consultation privé. C’est le cas de Mme Ruth Harvey, qui porte le titre de CRIA depuis plus de vingt ans. Elle nous parle de sa profession sous l’angle de la protection du public.

« Protection du public ? Je l’ai constamment à l’esprit et je me tiens à jour dans mes connaissances. Je n’accepte que des mandats pour lesquels je suis sûre d’avoir la compétence pour intervenir et pour lesquels je possède tous les éléments pour défendre au mieux les intérêts de mon client et obtenir le résultat qu’il souhaite. Sinon, je recommande un confrère. C’est une obligation déontologique », explique Mme Harvey.

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés contrôle l’accès à la profession par des normes d’admission élevées et surveille l’exercice par l’inspection professionnelle et le syndic. De plus, les professionnels se soumettent à un code de déontologie, ce qui assure aux clients de bénéficier de services professionnels de haut niveau. L’Ordre exige aussi que tous ses membres adhèrent à une assurance responsabilité professionnelle pour garantir la protection du public et des clients.

L’expérience professionnelle de Mme Harvey couvre autant le côté syndical que le côté patronal. « Par exemple, si on parle de négociation de convention collective, je dois être au courant de toute la législation applicable, comme la Loi sur les normes du travail, le salaire minimum, le temps de travail, etc. Mon client veut être bien informé et je dois le conseiller en connaissance de cause. C’est ma responsabilité et à défaut de bien faire mon travail, des préjudices importants pourraient s’en suivre pour mes clients, voire même un conflit de travail. Je recherche toujours à appliquer les meilleures pratiques. »

Indépendance professionnelle et discrétion

Le professionnel en ressources humaines doit également conserver son indépendance professionnelle et éviter les conflits d’intérêts. « Nous devons bien représenter notre client. En acceptant un mandat, nous devons en saisir tous les paramètres. Pour une intervention telle qu’une enquête sur une plainte pour harcèlement psychologique, l’impartialité est de rigueur. Un code de conduite préparé par l’Ordre et des articles précis de notre code de déontologie sont très clairs en ce qui concerne le respect de la confidentialité et le conflit d’intérêts. Ce genre de dossier fait du bruit dans les milieux de travail. Nous avons des normes de pratiques établies pour chaque type d’intervention. »

Approfondir et améliorer les compétences

L’Ordre a également un programme d’inspection professionnelle et s’est doté en 2006 d’un guide des compétences.  « Celui-ci nous permet, entre autres, d’identifier les besoins de formation des membres, d’appliquer le programme d’inspection professionnelle et l’obligation de formation continue. »

Les CRHA et les CRIA doivent suivre 60 heures de formation sur une période de 3 ans, pour améliorer et approfondir les compétences liées à l’exercice de leurs activités professionnelles. Cette obligation est justifiée par l’évolution rapide et constante des compétences requises. « On ne peut s’improviser négociateur ou plaideur devant le tribunal administratif. En tant que membre de l’Ordre, on doit s’assurer d’être à jour dans nos connaissances afin de mieux répondre aux besoins de nos clients. C’est pour cela que l’Ordre valorise fortement le développement professionnel. »

L’Ordre constitue également une ressource utile dans l’exercice quotidien de la profession, pour éclaircir des subtilités d’interprétation et éviter un faux pas. Mme Harvey raconte : « Dans le cadre d’un dossier, j’ai appelé l’Ordre pour vérifier les limites du devoir de confidentialité et du secret professionnel. L’Ordre a analysé la jurisprudence et m’a répondu. C’est cela aussi la protection du public, prendre ses précautions et se tourner vers une ressource sûre ! »

Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

  • 1973 : création de l’Ordre professionnel des conseillers en relations industrielles du Québec
  • 1997 : regroupement des CRIA et des CRHA pour devenir l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et des conseillers en relations industrielles agréés.
  • Nombre de membres au 31 mars 2015 : 9 833 (dont 70 % sont des femmes)
  • 1200, avenue McGill College, bureau 1400, Montréal (Québec) H3B 4G7
  • 514 879-1636 ou 1 800 214-1609
  • Information générale : info@portailrh.org
  • Site Web : http://www.portailrh.org

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