Communiquer, c’est vital pour l’audiologiste

jonathan-cote-audiologisteL’audiologiste est un professionnel de la santé de formation universitaire de deuxième cycle qui a l’expertise pour évaluer l’audition d’une personne, quel que soit son âge. Il doit être membre en règle de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ), dont le mandat principal est de protéger le public.

M. Jonathan Côté, audiologiste depuis plus de dix ans, travaille comme clinicien à l’Institut Raymond-Dewar, un centre de réadaptation spécialisé en surdité et communication. Il prévient, évalue et traite les troubles de l’audition de sa clientèle et s’intéresse aux méfaits du bruit sur l’audition et la santé.

La protection du public, il connaît, même si cette notion reste encore un peu abstraite dans l’esprit du public. « Pour l’ensemble des professionnels, il va de soi de donner un service de qualité aux clients qui viennent nous consulter. Je pense que les gens savent que les membres d’un ordre sont compétents. En effet, parce que nous détenons le permis d’exercice de l’Ordre, les clients sont assurés que nous avons la formation et les compétences appropriées pour les aider. Nous sommes aussi soumis à l’inspection professionnelle et à un encadrement disciplinaire. C’est ma vision de la protection du public, que j’appellerai le professionnalisme », explique M. Côté.

Une preuve de confiance

Le client ou le patient qui consulte un professionnel fait preuve de confiance. Dès lors, il appartient au professionnel de remplir ses obligations avec toute la rigueur nécessaire. « Ça va d’une bonne évaluation des besoins à l’établissement et la mise en œuvre d’un plan de traitement, discuté et décidé ensemble et en toute transparence. Je dois choisir et faire passer les bons tests d’audition en cabine pour que les résultats soient précis. Par exemple, il faut que l’appareil auditif dont le client a besoin soit optimal. » Un plan d’intervention peut inclure un appareil de correction auditive, mais également des stratégies de communication ou encore le réaménagement physique du milieu de vie.

Selon la loi, l’audiologiste ne vend pas d’aides auditives, mais travaille en collaboration avec les audioprothésistes.

Protéger et accompagner

La surdité nuit à la communication et le travail de l’audiologiste peut permettre à la personne malentendante de bien fonctionner avec ses aides auditives dans les activités quotidiennes et faciliter ainsi son intégration scolaire, sociale ou professionnelle. « Le professionnel doit avoir une vision plus globale de la vie au quotidien d’une personne malentendante. Il pourra lui enseigner, ainsi qu’à son entourage, les attitudes à adopter pour faciliter et améliorer la communication. Il peut aussi l’orienter vers d’autres professionnels de la communication pour l’accompagner dans la démarche, selon le besoin de chaque personne. »

La profession peut avoir à faire face à des enjeux culturels spécifiques. Ainsi, il peut être recommandé de se rapprocher pour lire sur les lèvres afin de mieux comprendre en cas de problèmes d’audition. Pour certaines cultures, cette stratégie n’est pas envisageable. « Parfois, malgré l’importance de voir le visage, regarder une personne en face est un signe de non-respect », spécifie M. Côté.

Des connaissances à jour

L’Ordre met à la disposition de ses membres un programme annuel de formation continue que les audiologistes peuvent suivre en ligne sur la plateforme de développement professionnel MAIA. « Comme la science et la technologie changent rapidement, nous avons à cœur de mettre à jour nos connaissances, pour rester compétents. Pour venir en aide au client, nous devons pouvoir lui faire les meilleures recommandations, selon les derniers développements dans notre secteur d’activité. »

Chaque client possède un dossier, qu’il peut consulter. M. Côté souligne l’importance et l’obligation de le conserver pendant au moins cinq ans.

Prévention

M. Côté prône la prévention dans le domaine de l’audition, sachant qu’une personne de plus de 65 ans sur trois éprouve des problèmes auditifs. « Je rencontre les étudiants dans les universités, ainsi que les autres professionnels du réseau de la santé, pour les aider à améliorer leur communication et les orienter vers la prévention. »

Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec

  • Société d’orthophonie et d’audiologie de la province de Québec (1964-1974), puis la Corporation professionnelle des orthophonistes et audiologistes du Québec (1974-1994) pour finalement prendre, en 1994, le nom qu’on lui connaît actuellement, soit l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec
  • Nombre de membres au 31 mars 2015 : 2 757 dont 408 audiologistes, 2 337 orthophonistes, 12 audiologistes-orthophonistes (95,5 % sont des femmes)
  • 235, boulevard René-Lévesque Est, bureau 601, Montréal (QC) H2X 1N8
  • Tél. 514 282-9123 – 1 888 232-9123
  • Information générale : info@ooaq.qc.ca
  • Site Web : ooaq.qc.ca

 

Un commentaire

  1. Michel Nadeau
    Posté le 11 mars 2016 | Lien

    Bravo pour cet excellent article Jonathan!
    Michel

One Trackback

  1. […] ordres ainsi que l’apport des professionnels au développement social et économique du Québec. Cliquez ici pour lire […]

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera jamais publié ou partagé. Les champs obligatoires sont identifiés par une *