Faire appel à un interprète agréé : parce que chaque mot est important !

andy-noroozi-interprete-agree« L’interprète qui n’exprime pas justement et exactement ce qu’il entend peut causer des préjudices importants à la personne dont il traduit les propos. » C’est ce qu’explique Me Andy Noroozi, traducteur agréé et interprète agréé. Cette affirmation exprime à elle seule l’importance de faire appel aux services d’un membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) pour tout mandat requérant un langagier dont l’intervention est soutenue par l’application de normes strictes de qualité.

Éviter les préjudices

Me Noroozi, qui est également membre du Barreau du Québec, agit notamment à titre d’interprète judiciaire. Accrédité par le ministère de la Justice du Québec depuis 2008, il intervient dans des causes criminelles et pénales ainsi que dans des causes liées à la protection de la jeunesse et aux petites créances. « En matière d’interprétation judiciaire, le droit à un interprète est garanti à l’article 14 de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’un droit constitutionnel aussi fondamental que le droit au silence ou le droit d’être représenté par un avocat. Imaginez les dommages que pourrait causer une mauvaise interprétation, par un langagier, des propos tenus à la cour », explique Me Noroozi.

En effet, dans le domaine judiciaire, si l’interprète n’exécute pas son mandat de façon minutieuse en portant une attention particulière à chacun des mots, les risques de préjudices sont élevés. « Si l’interprète ne traduit pas de façon juste et exacte ce qui est dit, cela peut miner la crédibilité d’un témoin, créer une allure de faux témoignage ou de témoignage contradictoire, affecter la preuve dans son ensemble ou même mener à l’avortement d’un procès. Chaque mot a une importance singulière et doit être choisi eu égard au contexte », précise Me Noroozi.

Et ce n’est pas qu’en droit que la précision des mots joue un rôle primordial. Il suffit par exemple de penser au domaine de la santé. « Imaginez le danger potentiel que pourrait représenter pour un patient une mauvaise traduction de l’usage recommandé d’un médicament ou de ses effets secondaires. »

Pour Me Noroozi, les entreprises et les organisations ne devraient pas prendre de risques inutiles. Ce n’est qu’en faisant appel à un membre de l’Ordre pour leurs travaux langagiers qu’elles s’offrent la possibilité de recourir aux mécanismes prévus au Code des professions en cas de faute professionnelle. Et en plus, elles contribuent à assurer la protection du public.

La fierté d’être agréé

Que l’interprète travaille en simultané (pendant que la personne parle) ou en consécutif (en alternance avec la personne qui parle), son travail doit toujours être exécuté avec une grande minutie et dans les règles de l’art. En faisant le choix de devenir membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec, un langagier s’engage à respecter des normes strictes de pratique ainsi qu’un code de déontologie.

Me Noroozi est à la fois traducteur agréé et interprète agréé et il en parle avec fierté. « Le processus d’agrément de l’Ordre est assorti de normes et d’exigences sévères; il ne suffit pas d’être bilingue pour obtenir le titre d’interprète agréé ou de traducteur agréé. » Lorsqu’un professionnel obtient le permis d’exercice de l’Ordre, cela signifie que la personne a démontré qu’elle possède les compétences requises.

Être membre de l’Ordre, c’est offrir à ses clients l’assurance qu’ils pourront se prévaloir des mécanismes de protection du public prévus au Code des professions si une faute professionnelle est commise, si un malentendu survient quant aux honoraires demandés ou si des questionnements surgissent quant au comportement du professionnel.

La mission d’un ordre professionnel est d’assurer la protection du public; en adhérant à un ordre, le professionnel souscrit à cette mission et s’engage à respecter les lois, règlements et normes de pratique qui s’appliquent à sa profession de façon à offrir à ses clients des services qui répondent aux plus hauts standards de qualité.

Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec

  • Créé en 1992
  • Membres au 31 mars 2015 : 2 104
  • 1108-2021, avenue Union, Montréal (Québec) H3A 2S9
  • 514 845-4411 ou 1 800 265-4815
  • Site Web : ottiaq.org
  • Comment devenir membre : http://ottiaq.org/devenir-membre/

 

Un commentaire

  1. Sophie Gosselin Siro
    Posté le 17 mars 2016 | Lien

    Concernant les interprètes, ce qui est dommage c’est que la seule formation reconnue est celle de la Maîtrise de l’Université d’Ottawa et elle forme surtout des interprètes de conférence, ce qui n’est pas suffisant pour combler la demande.

    Vivement le jour ou l’Université de Montréal aura un programme reconnu pour former des interprètes!

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