Diane Riopel, ingénieure, reçoit le Mérite du CIQ

merite_riopel_02Membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec depuis 1981 et nommée Fellow d’Ingénieurs Canada en 2013, Mme Diane Riopel ajoute un prix à son tableau d’honneur en recevant le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec. Ce prix lui a été remis le 18 avril dernier. Au cours de cette même soirée, l’Ordre des ingénieurs du Québec lui remettait également le Prix du président au bénévolat.

Véritable pionnière et passionnée d’ingénierie, elle enseigne au département de mathématiques et de génie industriel à l’École Polytechnique de Montréal depuis 1983. Animée par la volonté de promouvoir la profession d’ingénieur auprès des femmes, Mme Riopel est cofondatrice et toujours cotitulaire de la Chaire Marianne-Mareschal créée en 1998. Ingénieure en génie industriel chevronnée, elle participe à différents travaux de l’Ordre depuis bientôt une dizaine d’années.

L’implication et le travail en collégialité

En 2007, Mme Riopel devient membre du Comité des examinateurs de l’Ordre des ingénieurs où elle agit à titre de présidente depuis 2012. Rappelons que la lauréate est également membre du Bureau des conditions d’admission d’Ingénieurs Canada, organisme élaborant des guides nationaux en matière de réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur. Interrogée sur ses motivations quant à son implication, la réponse de Mme Riopel est sans équivoque : « Par question de fierté! Ça fait partie de mes valeurs de faire profiter de mon expérience. » Et de l’expérience, il faut en avoir pour maitriser les processus d’accréditation des programmes canadiens en génie. Une expertise qu’elle met fièrement au service du Comité des examinateurs de l’Ordre.

Mme Riopel insiste également sur l’importance du travail d’équipe. À son avis, les décisions prises en collégialité permettent des réflexions plus en profondeur. « Ce n’est pas le travail d’un individu, mais c’est un travail collectif qui permet de faire avancer les choses. » Elle poursuit même en disant : « Certains membres du Comité des examinateurs souligne que j’ai le don de les amener à prendre des décisions par consensus. »

De la rigueur pour protéger le public

En siégeant au Comité des examinateurs, Mme Riopel a contribué à l’optimisation des processus de traitement des demandes d’équivalences de diplômes et de reconnaissances des compétences professionnelles, notamment pour les professionnels formés à l’étranger. Elle a participé à la révision de la Politique d’évaluation des candidats au permis d’ingénieur ainsi qu’à la révision du programme des examens d’admission afin de s’assurer qu’il soit conforme aux exigences d’Ingénieurs Canada. Ces mesures assurent une meilleure rigueur dans les processus de traitement des dossiers, élément fondamental pour que l’Ordre s’acquitte de sa mission de protection du public, explique Mme Riopel.

Plus de femmes en génie

« Être ingénieur, c’est l’art de rendre la technologie au service de la population. On essaie de faciliter le travail humain, pour qu’il soit fait de façon sécuritaire et de façon agréable! », déclare Mme Riopel. Son discours démontre son désir de partager sa passion de la profession d’ingénieur à un maximum de femmes possible. Que ce soit par le biais de la Chaire Marianne-Mareschal ou à titre de professeure, Mme Riopel clame haut et fort que la société a besoin de plus de femmes en génie. «  Les femmes apportent des éléments qui permettent de voir les choses autrement, elles ont une vision et une écoute différentes. » Les femmes ont leur place en génie et elles peuvent y être heureuses, conclut Mme Riopel. Et elle en est la preuve vivante!

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